La fabrication
L'atelier
Quatre étapes, une seule paire de mains : la cire, la coulée, le sertissage, le poli. Et à la fin, le poinçon qui engage.
Le geste
Quatre étapes, dans l'ordre
1. Le dessin et la cire
La pièce est dessinée à la main, à l'échelle 1:1, puis sculptée en cire. C'est le procédé de la fonte à la cire perdue, connu depuis l'Antiquité — les plus vieux objets en or datent d'il y a plus de six mille ans.
2. La forge et la fonte
L'alliage 750 ‰ — 75 % d'or, 20 % de cuivre, 5 % d'argent, dont une part d'or recyclé et traçable — est coulé dans le moule en creuset. La cire disparaît, le métal prend sa place.
3. L'ajustage et le sertissage
Lime, bruche, marteau : la pièce est ajustée, martelée si le modèle le veut, et sertie lorsqu'elle reçoit une pierre. Un serti bien fait tient sans colle et sans effort apparent.
4. Le poli et le poinçonnage
Le poli miroir ou la finition volontairement mate, puis le poinçon. Chaque pièce est frappée de la tête d'aigle et du poinçon de responsabilité de l'atelier.
Le vocabulaire
Le lexique de l'établi
Les mots que vous lirez sur les fiches et dans nos échanges, expliqués simplement.
| Terme | Ce que c'est |
|---|---|
| Serti | La manière de maintenir une pierre dans son logement, à la main, sans colle. |
| Martelée | Finition frappée au marteau qui laisse une micro-texture irrégulière sur l'or. |
| Polie miroir | Surface lisse et brillante, obtenue au disque et à la pâte de polissage. |
| Bruni | Lissé par frottement avec un outil d'acier poli, sans enlever de métal. |
| Grenaille | Petites billes d'or fondu, la matière première de la coulée. |
| Fermoir | Le système de fermeture d'un bracelet ou d'un collier : mousqueton, à ressort, crochet. |
| Poinçon | La marque frappée dans le métal ; en France, le poinçon de titre et le poinçon de responsabilité. |
| Poinçonneuse | L'outil qui frappe le poinçon, à la main ou à la machine. |
| Cire perdue | Le procédé de fonte où la cire sculptée est remplacée par le métal en fusion. |
| Alliage | Le mélange de métaux : or, cuivre et argent pour le 750 ‰. |
| Certificat d'authenticité | Le document joint à chaque pièce : titre, poids, poinçons, date et numéro. |
La petite série
Douze pièces par saison
Douze, pas une de plus. Parce que chaque pièce est faite par une seule paire de mains, la saison est le temps qu'il faut pour les finir toutes correctement.
Quand une pièce rate, elle retourne au creuset — l'or est refondu, réutilisé, jamais jeté. C'est cette honnêteté qui rend le prix lisible : le métal plus le travail, deux chiffres, jamais de secret.
La garantie
Fabriqué en France, poinçonné en France
Chaque pièce porte deux poinçons. La tête d'aigle dans un hexagone, le poinçon de titre du 18 carats, frappé par le Bureau de la Garantie. Et le poinçon de responsabilité de l'atelier, en forme de losange — il dit qui a fait la pièce.
Sous trois grammes d'or, le poinçon de titre n'est pas exigé : c'est la loi française depuis le régime fondé par la loi du 19 brumaire an VI, en 1797, dont les marques actuelles datent du 10 mai 1838.
La visite
Venez voir l'établi
L'atelier se visite sur rendez-vous, du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h. Écrivez-nous, nous répondons sous deux jours ouvrés.